L'Esquisse Hotel & Spa Colmar - Mgallery
Si nous avons sélectionné cet hôtel, c’est pour ce que Colmar n’avait pas : une...
Colmar se visite pour ses colombages, ses enseignes de fer forgé et sa Petite Venise, et l’on y dort le plus souvent dans un décor qui reprend la même partition. Le James prend l’autre chemin. Derrière une façade discrète de la rue Saint-Eloi, la maison est résolument contemporaine : lignes nettes, matières douces, éclairages travaillés, et une idée de départ assumée, celle d’une petite boutique parisienne transposée en Alsace. L’affaire est familiale. Julie et son père Jaime, le James du nom, l’ont ouverte ensemble, elle en a signé la décoration, et cela s’entend dans la façon dont on y est reçu.
Parce qu’une ville très visitée a besoin d’adresses qui ne surjouent pas le décor, et que celle-ci offre un contrepoint reposant après une journée passée dans la foule du centre. Parce que trente chambres, c’est la taille où l’on connaît encore le nom des clients. Parce que le petit-déjeuner a été construit avec Jean-Yves Schillinger, chef doublement étoilé de la ville, autour de produits frais, locaux et de saison, ce qui est rare à ce format d’hôtel. Et parce que le parking souterrain règle, à Colmar, un problème bien réel.
La rue Saint-Eloi est à deux pas du cœur ancien sans en subir le flux : on rejoint à pied le musée Unterlinden, la collégiale Saint-Martin, la maison Pfister et la Petite Venise, et l’on rentre le soir dans une rue calme. La gare est proche, ce qui autorise une arrivée sans voiture. Pour ceux qui en ont une, l’hôtel dispose de places extérieures et d’un parking souterrain : dans une ville dont le centre est largement piéton et les places rares, cela vaut mieux qu’un argument.
Prix : €€€
Ambiance : contemporaine, feutrée, familiale, très parisienne pour l’Alsace
Chambres : 30, dans un registre design et sobre
Idéal pour : les séjours de deux ou trois nuits à Colmar, les couples, les voyageurs qui préfèrent le contemporain au colombage
Ce que nous préférons ici : le petit-déjeuner, construit avec le chef Jean-Yves Schillinger
Table : buffet sucré-salé de produits frais, locaux et de saison ; bar avec une sélection de vins de la région et de bières locales
Équipements : bar, parking extérieur et parking souterrain, animaux acceptés, accueil familial
À voir autour : musée Unterlinden, Petite Venise, collégiale Saint-Martin, maison Pfister, marché couvert, route des vins
La décoration est l’œuvre de Julie, et elle tient sur une idée simple : faire tenir dans chaque chambre l’atmosphère d’une petite boutique parisienne, élégante sans être froide. Les matières sont douces, les volumes rationnels, la lumière soignée, et le silence bien meilleur qu’il ne l’est d’ordinaire en centre-ville. Trente chambres, cela signifie aussi un service qui ne passe pas par un standard : on demande, on obtient, on n’attend pas.
C’est la bonne surprise de la maison. Le buffet sucré-salé a été construit avec Jean-Yves Schillinger, chef doublement étoilé installé à Colmar, autour de produits frais, locaux et de saison : à ce format d’hôtel, c’est une exception plutôt qu’une norme. En fin de journée, le bar propose une sélection de vins de la région et de bières locales, ce qu’il faut pour un verre avant d’aller dîner en ville.
Colmar se parcourt vite, sa région beaucoup moins : depuis le James, on consacre une journée au musée Unterlinden et au centre ancien, une autre à la route des vins entre Eguisheim, Turckheim et Riquewihr, une troisième au massif vosgien. L’hôtel accepte les animaux. Et comme la ville se remplit fortement en haute saison, la réservation s’anticipe.