Hotel Les Haras
Ce qui nous a convaincus ici, c’est l’échelle du lieu : un haras royal fondé...
Rue des Couples, la façade ne dit rien. Puis le porche s'ouvre sur une cour pavée, cernée de galeries de bois aux balustres sculptés, et l'on comprend pourquoi cet endroit a un nom à Strasbourg. L'auberge du Corbeau a reçu des voyageurs pendant plus de trois siècles, ducs, maréchaux et empereurs compris, avant de fermer au milieu du XIXe siècle et de dormir longtemps. Classée monument historique, elle a rouvert en hôtel après un chantier de restauration qui a remis au jour les bois sculptés et jusqu'à l'enseigne gravée. On y dort aujourd'hui dans un décor qui n'a rien d'une reconstitution : c'est la maison d'origine, tenue au niveau d'un hôtel de collection.
Parce qu'il est rare de trouver, dans une ville aussi visitée, une adresse qui soit à la fois un monument et un hôtel qui fonctionne. La cour Renaissance n'est pas un décor de hall, c'est le cœur du bâtiment, traversé chaque jour. Les soixante-trois chambres, réparties en cinq catégories, sont toutes différentes, ce qui n'arrive jamais dans un établissement de cette taille. Et l'emplacement est imbattable : la cathédrale à quelques centaines de mètres, la Petite France au bout de la rue, tout le centre historique à pied. Les chiens sont acceptés.
L'hôtel est sur la Grande Île, le centre historique inscrit au patrimoine mondial, du côté sud, entre la cathédrale et l'Ill. On rejoint le parvis en quelques minutes à pied, les ponts couverts et le barrage Vauban en un quart d'heure, le quartier allemand et la Neustadt en une petite demi-heure. Les winstubs du quartier sont à deux pas, et le marché de Noël, en saison, se déploie tout autour. Venir en voiture n'a pas grand intérêt ici : le stationnement se fait en voiturier, et la gare comme le tramway rendent le centre accessible sans conduire.
Prix : €€€, haut de gamme
Ambiance : historique, feutrée, alsacienne, urbaine
Chambres : soixante-trois chambres et suites en cinq catégories, de la Classique à la Suite Authentique, plusieurs sous charpente
Idéal pour : les week-ends en ville, les amateurs de patrimoine, les séjours du marché de Noël
Ce que nous préférons ici : la cour à galeries de bois, à traverser le soir quand les lanternes sont allumées
Table : petit-déjeuner, service de thé l'après-midi et bar à cocktails, sans restaurant, les winstubs du quartier prenant le relais
Équipements : cour Renaissance classée, service de voiturier, service en chambre, animaux acceptés
À proximité : la cathédrale de Strasbourg (quelques minutes à pied), la Petite France et les ponts couverts, le palais Rohan, la Neustadt
La contrainte du bâtiment ancien devient ici un avantage : les volumes changent d'un étage à l'autre, les poutres apparaissent sous les combles, la lumière arrive de la cour ou de la rue selon l'orientation. Cinq catégories se partagent l'ensemble, des plus simples aux Signature dotées d'un salon séparé, jusqu'à une suite ouvrant sur un jardin privatif, rareté absolue dans ce centre-ville. Sur deux nuits, demander une chambre côté cour est le bon réflexe : c'est plus calme, et la vue sur les galeries vaut mieux que celle sur la rue.
La maison n'a pas de restaurant, et c'est assumé : le quartier en compte assez pour qu'un hôtel n'ait pas à en ajouter. Elle propose en revanche un petit-déjeuner soigné, un service de thé l'après-midi et un bar à cocktails qui sert aussi de salon de fin de journée. Le service en chambre existe pour les soirs où l'on ne veut plus sortir. C'est une organisation de boutique-hôtel urbain, cohérente avec l'emplacement : on dîne dehors, on rentre boire un verre.
La maison est ancienne, donc les circulations sont étroites et les étages se gagnent parfois par de petits escaliers : préciser ses besoins à la réservation évite les surprises. L'arrivée est possible en fin de journée et le départ jusqu'au milieu de matinée, ce qui laisse le temps d'un dernier tour vers la cathédrale. Les périodes de marché de Noël et de sessions parlementaires tendent fortement les disponibilités : réserver longtemps à l'avance est la règle à Strasbourg. Enfin, prévoir le voiturier si l'on arrive en voiture, le quartier étant largement piéton.
Ce qui nous a convaincus ici, c’est l’échelle du lieu : un haras royal fondé...
Si nous avons retenu cette adresse, c’est pour l’hôtel particulier du XVIe siècle qui l’abrite,...
Ce qui nous a convaincus ici, c'est la transformation : l'ancienne demeure d'un maréchal d'Empire,...