Hotel Les Haras
Ce qui nous a convaincus ici, c’est l’échelle du lieu : un haras royal fondé...
Rue du Bouclier, la façade ne s’annonce pas. Il faut pousser la porte de cette demeure du XVIe siècle pour comprendre ce qui se joue derrière : un patio privé, des escaliers de bois, des plafonds hauts et des poutres qu’on n’a pas cherché à cacher. La maison a été meublée pièce par pièce, au fil de chines successives, dans un registre qui va du bourgeois au franchement alsacien. Vingt-deux chambres, pas une de plus. On y entre comme chez un particulier qui aurait décidé d’ouvrir sa maison, et c’est exactement ce que promet le quartier autour : la Petite France commence au bout de la rue, les quais de l’Ill juste après.
Trois raisons, et elles tiennent ensemble. L’échelle d’abord : vingt-deux chambres, cela veut dire un personnel qui reconnaît les visages dès le deuxième matin, et un service qui s’ajuste au lieu de s’appliquer. Le bâtiment ensuite, qui n’a pas été vidé pour être remis au goût du jour : les volumes anciens ont été gardés, le mobilier est réellement ancien, et la décoration assume l’Alsace au lieu de la neutraliser. Le spa enfin, taillé dans la pierre au niveau bas de la maison, qui donne à une adresse de centre-ville un usage qu’on n’attend pas à cette échelle. Peu d’hôtels strasbourgeois réunissent les trois.
La rue du Bouclier est une rue calme, ce qui est rare à cette distance du centre. La Petite France, ses maisons de tanneurs et ses écluses, se rejoint en quelques minutes à pied ; la cathédrale demande un petit quart d’heure de marche, moins d’un kilomètre en ligne droite. Le quartier change d’heure en heure : les terrasses le midi, les ponts couverts quand la lumière tombe sur l’eau, le silence dès que les groupes sont repartis. L’hôtel propose un parking privé, utile dans un secteur largement piéton, et des bornes de recharge pour vélos électriques.
Prix : €€€
Ambiance : feutrée, patinée, alsacienne, discrète
Chambres : 22, de la chambre classique à la suite, toutes meublées à l’ancienne
Idéal pour : les week-ends à deux, les voyageurs qui veulent tout faire à pied, les séjours culturels de deux ou trois nuits
Ce que nous préférons ici : le spa taillé dans la pierre, son hammam et sa cabine de soins aux produits 5 Mondes
Table : petit-déjeuner en buffet servi sur place, bar Le Meyerhof tendu de rouge pour le thé et les cocktails
Équipements : spa avec jacuzzi, hammam et salon de massage, patio privé, parking privé payant, ascenseur, animaux acceptés, bornes de recharge pour vélos électriques
À voir autour : Petite France et ponts couverts à quelques minutes à pied, cathédrale de Strasbourg à moins d’un kilomètre, barrage Vauban, musée d’Art moderne et contemporain
Les catégories vont de la chambre classique à la suite, et aucune ne ressemble tout à fait à la voisine : la maison ancienne impose ses volumes. Le mobilier a été chiné pièce par pièce, les lustres et les parquets sont d’époque, les hauts plafonds et les poutres apparentes ont été conservés partout où c’était possible. La climatisation, elle, est bien de notre siècle, ce qui compte à Strasbourg au cœur de l’été. Si vous avez le choix, demandez côté patio : c’est là que la maison est la plus silencieuse.
Le spa occupe le niveau bas de la demeure, taillé à la main dans la pierre. On y trouve un jacuzzi, un hammam et un salon de massage, où les soins se font aux produits 5 Mondes. L’espace est petit par construction, et c’est ce qui en fait la qualité : on n’y croise pas grand monde, et il se réserve. Un niveau plus haut, le bar Le Meyerhof joue une autre partition, tout en rouge, propice au thé de l’après-midi comme au dernier verre. Le petit-déjeuner se prend en buffet, en supplément.
La maison accepte les animaux, moyennant un supplément, et le parking privé se réserve à l’avance : dans un secteur largement piéton, il vaut son prix. Les tarifs varient beaucoup d’une catégorie et d’une saison à l’autre, et l’adresse est petite : un week-end s’y anticipe plutôt qu’il ne s’improvise.
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